Rubrique retouche

La retouche photo : finir tes images sans les trahir

Tu passes une heure sur un curseur, tu reviens le lendemain et tout te paraît trop. La retouche n’est pas un rattrapage : c’est un flux de travail, un écran juste et deux ou trois décisions assumées.

4,9/5

13 537 élèves formés · 948 avis · 86 h de cours

Ce qui t’attend

Ce que tu vas apprendre, dans l’ordre

  1. Trier et sauvegarder ses fichiers avant d’ouvrir le premier curseur.
  2. Calibrer son écran pour arrêter de retoucher à l’aveugle.
  3. Corriger une dominante de couleur sans tout désaturer.
  4. Accentuer la netteté sans faire apparaître de halos.
  5. Exporter le bon fichier pour le web comme pour le tirage.

En bref

Commence par Maîtriser Lightroom Classic de Xavier Navarro : catalogue, tri, développement, export — c’est la colonne vertébrale. Si tu cherches la méthode plutôt que le logiciel, prends Apprendre la post-production de Julien Apruzzese. Pour tout ce que Lightroom ne sait pas faire, enchaîne avec Photoshop. Et le jour où tu fais tirer tes images, De belles couleurs t’évitera la mauvaise surprise du papier. Le reste de la page t’explique pourquoi cet ordre-là.

Le parcours

Nos cours photo sur la retouche, dans l’ordre où on te conseille de les suivre

86 h

de formation

13 537

élèves inscrits

948

avis

4,9/5

de moyenne

  1. Xavier Navarro

    Maîtriser Lightroom Classic

    20 h4 090 élèves231 avis4,8/5

    Le catalogue, le tri, le module développement, l’export. Le logiciel par lequel passent la quasi-totalité des photographes, repris depuis zéro.

    Commencer par Lightroom Classic
  2. Julien Apruzzese

    Apprendre la post-production

    17 h1 847 élèves201 avis5/5

    La méthode avant le logiciel : la vision humaine, la théorie de l’image, le dodge and burn, la séparation de fréquence, puis une retouche complète.

    Comprendre la post-production
  3. Julien Pons

    Bien débuter avec Photoshop

    20 h2 623 élèves168 avis4,8/5

    Les calques de réglage, Camera Raw, les outils de trucage, l’automatisation. Ce que Lightroom ne sait pas faire commence ici.

    Débuter avec Photoshop
  4. Samuel Bouget

    La retouche photo de portrait

    9 h2 633 élèves98 avis4,8/5

    Sublimer une peau, des couleurs, une lumière — sans plastifier personne. Le cas le plus demandé, et le plus facile à pousser trop loin.

    La retouche de portrait
  5. Antonio Gaudencio

    De belles couleurs à l'impression

    12 h1 370 élèves109 avis4,9/5

    Calibrer son écran, utiliser une charte, choisir un profil d’impression. Le cours à suivre le jour où tu fais tirer tes photos.

    Des couleurs justes jusqu’au tirage
  6. Julien Apruzzese

    Quels formats d'export choisir ?

    8 h974 élèves141 avis4,9/5

    JPEG, TIFF, taille, compression, profil : ce qu’il faut savoir pour ne plus jamais livrer un fichier inadapté à l’usage qu’on en fera.

    Choisir ses formats d’export

Concrètement

Tout est en vidéo, à ton rythme, sur tous tes écrans. Tu ouvres le logiciel à côté, tu mets sur pause, tu refais le réglage sur ton propre fichier. Selon ton offre, tu rejoins le Club, où les Emparasiens postent leurs avant/après et se disent franchement quand c’est trop poussé.

Ce qui te bloque vraiment

Ce sur quoi tout le monde bute en retouche

1. L’écran qui te ment depuis le premier jour

Tu retouches une image, elle te plaît, tu l’envoies — et sur le téléphone d’en face elle est verdâtre et trop sombre. Ce n’est ni ton goût ni le logiciel : c’est ton écran, sorti d’usine avec une luminosité beaucoup trop forte et une dominante. Tant qu’il n’est pas calibré, tu corriges à l’aveugle et tu compenses des défauts qui n’existent que chez toi. Premier geste, gratuit : baisse la luminosité autour de cent vingt candelas, soit bien moins que le réglage par défaut. Deuxième geste, une sonde de calibration, éventuellement empruntée : une demi-heure une fois par mois suffit.

2. Le curseur clarté poussé jusqu’au bout

Clarté, texture, structure, vibrance : quatre curseurs qui donnent immédiatement l’impression que l’image a du punch. Poussés à fond, ils créent des halos gris autour des contours, durcissent la peau et transforment un ciel en aplat métallique. Le piège est mécanique : à force de regarder l’image pendant vingt minutes, ton œil s’habitue et tu en redemandes. La parade est simple et ne coûte rien : compare régulièrement avec l’avant/après, puis ferme le fichier et reviens le lendemain. Neuf fois sur dix, tu ramèneras tous ces curseurs vers la moitié.

3. Une retouche différente sur chaque photo d’une série

Pris isolément, chacun de tes développements tient la route. Mis côte à côte, l’ensemble part dans tous les sens : une image chaude, la suivante froide, des contrastes qui sautent d’une photo à l’autre. C’est le défaut le plus visible sur un reportage, un mariage ou une publication en série. La méthode tient en trois gestes : retouche d’abord une image de référence, synchronise ses réglages sur toutes les autres, puis n’ajuste plus qu’au cas par cas. Et juge toujours ta série en mode planche-contact, jamais image par image en plein écran.

4. La netteté ajoutée trois fois sans le savoir

Ton boîtier applique déjà une accentuation, ton logiciel en remet par défaut à l’import, tu en rajoutes au développement, puis l’export en ajoute encore. Le résultat : des contours cerclés d’un liseré clair, du bruit amplifié dans les zones sombres et des aplats qui grésillent. La netteté ne se rattrape pas non plus : une photo floue au déclenchement le restera. Règle le curseur en affichant l’image à cent pour cent, utilise le masquage pour épargner les zones uniformes, et accentue en dernier, en fonction de la destination — écran ou tirage.

5. Le fichier exporté qui ne ressemble plus à rien

L’image était parfaite dans le logiciel et elle ressort terne sur Instagram, pixellisée sur le site du client, ou beaucoup trop sombre au tirage. Trois causes, presque toujours : un espace couleur exporté en Adobe RVB alors que le web attend du sRVB, une compression JPEG trop agressive, une taille de sortie sans rapport avec l’usage. Prends l’habitude d’avoir deux ou trois préréglages d’export nommés clairement — web, client, impression — et de les réutiliser. C’est cinq minutes à configurer une fois, et ça supprime la totalité du problème.

Qui t’enseigne

Les formateurs qui t’accompagnent

Portrait de Julien Pons

Julien Pons

Graphiste et retoucheur Photoshop, formateur Empara

Il écrit sur Photoshop depuis 2004 et dirige la communication visuelle de l’école ArtFX. C’est lui qui couvre Photoshop, Affinity et Capture One au catalogue.
Portrait de Xavier Navarro

Xavier Navarro

Photographe, fondateur et formateur chez Empara

Photojournaliste de formation et fondateur d’Empara. Son cours Lightroom reprend le flux complet, de l’import et du catalogue jusqu’à l’export final.
Portrait de Julien Apruzzese

Julien Apruzzese

Photographe et directeur artistique, formateur Empara

Il dirige le studio jas. et conseille studios et agences sur la lumière et la post-production, en partenariat avec Capture One, Profoto et Eizo.
Portrait de Antonio Gaudencio

Antonio Gaudencio

Photographe et retoucheur, formateur Empara

Diplômé des Gobelins, il a dirigé le pôle retouche d’un studio spécialisé dans le luxe avant de devenir indépendant. La justesse des couleurs est son terrain.
Portrait de Hervé Petit

Hervé Petit

Consultant couleur et calibration, formateur Empara

Onze ans chez LaCie sur les écrans graphiques, deux ans chez Getty Images à Londres, puis consultant indépendant. Il représente X-Rite Photo et Vidéo en France.

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FAQ

Questions fréquentes sur la retouche photo

Lightroom ou Photoshop : par lequel faut-il commencer ?

Par Lightroom, sans hésiter. Il gère le catalogue, le tri, le développement et l’export, c’est-à-dire quatre-vingt-dix pour cent de ce dont tu as besoin, et il ne touche jamais au fichier d’origine. Photoshop répond à un autre besoin : enlever un élément, travailler par calques, retoucher finement une peau, assembler plusieurs images. C’est l’étape d’après, pas un prérequis.

Faut-il calibrer son écran quand on débute la retouche ?

Oui, et c’est probablement le meilleur investissement du domaine. Un écran non calibré est presque toujours trop lumineux et légèrement teinté : tu corriges alors des défauts qui n’existent que chez toi. Commence par baisser la luminosité, l’effet est déjà considérable et ne coûte rien. Une sonde de calibration, achetée ou empruntée, règle le reste — et elle sert autant pour le web que pour le tirage.

Quel espace couleur choisir : sRGB, Adobe RGB ou ProPhoto ?

Travaille dans un large espace, exporte dans le bon. Pour tout ce qui part sur le web, l’export se fait en sRGB, sinon les couleurs se délavent chez le visiteur. Adobe RGB a du sens pour un tirage sur une chaîne maîtrisée, ProPhoto uniquement comme espace de travail interne, jamais comme fichier livré. Retiens la règle simple : large en interne, sRGB en sortie web.

Comment retoucher une peau sans effet plastique ?

En enlevant ce qui est temporaire et en gardant ce qui est la personne : un bouton part, un grain de beauté reste. Travaille localement, avec le correcteur, plutôt qu’avec un filtre de lissage global. La séparation de fréquence permet d’égaliser les teintes sans effacer la texture, à condition de rester léger. Et compare toujours avec l’original avant de valider : c’est là que tu vois que tu es allé trop loin.

Faut-il photographier en RAW pour pouvoir retoucher ?

Ce n’est pas obligatoire, mais ça change tout. Un RAW conserve bien plus d’information dans les hautes lumières et les ombres, et te laisse choisir la balance des blancs après coup sans dégrader l’image. Un JPEG a déjà subi les décisions du boîtier et supporte mal les fortes corrections. Si le stockage t’inquiète, commence par le mode RAW + JPEG le temps de prendre tes marques.

Par quelle formation retouche commencer chez Empara ?

Par Maîtriser Lightroom Classic de Xavier Navarro, qui couvre le flux complet, de l’import à l’export. Si tu veux comprendre la logique de la post-production indépendamment du logiciel, prends Apprendre la post-production de Julien Apruzzese. Pour les retouches que Lightroom ne sait pas faire, enchaîne sur Bien débuter avec Photoshop de Julien Pons. Et si ton sujet, c’est le visage, va directement à La retouche photo de portrait de Samuel Bouget.

Combien de temps faut-il passer sur une photo ?

Beaucoup moins que tu ne le crois. Sur une série, la grande majorité des images se développe en moins d’une minute une fois les réglages synchronisés depuis une image de référence. Passer une heure sur un fichier est un signal : soit l’image ne fonctionnait pas à la prise de vue, soit tu es en train de compenser un écran qui ment. Retouche vite, ferme, et reviens le lendemain pour juger.

Les préréglages et l’IA peuvent-ils remplacer la retouche ?

Ils font gagner du temps, ils ne décident pas à ta place. Un préréglage a été conçu pour une autre photo, avec une autre lumière : il donne un point de départ, rarement un résultat fini. Les outils de débruitage et de masquage automatique sont en revanche excellents et font gagner de vraies heures. Ce qu’aucun outil ne fera pour toi, c’est choisir l’intention de l’image — et c’est là que se joue le résultat.

Dernière étape

Alors, quelle image tu termines ce soir ?

Pas les quatre cents du dossier : une seule, choisie parce qu’elle mérite d’être finie. Commence par l’essai gratuit, baisse la luminosité de ton écran avant même la première vidéo, et refais le développement de cette image-là de bout en bout.

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