Pierre Anthony Allard
Concepteur lumière et photographe, formateur Empara
Rubrique lumière
Tu peux changer de boîtier, d’objectif, de logiciel : tant que tu n’as pas regardé d’où vient la lumière, rien ne bouge. C’est la compétence la plus lente à acquérir, et celle qui transforme le plus vite tes images.
15 598 élèves formés · 1382 avis · 86 h de cours
Ce qui t’attend
En bref
Commence par Comprendre la lumière : c’est le cours socle, celui qui donne le vocabulaire. Si ta difficulté est le plein air, va directement au portrait en lumière naturelle. Si c’est le flash qui te bloque, saute à Maîtriser son Flash. Et si tu veux voir comment on sculpte un visage comme au cinéma, regarde Mettre en lumière un portrait. Le reste de la page t’explique pourquoi cet ordre-là.
Le parcours
86 h
de formation
15 598
élèves inscrits
1382
avis
5,0/5
de moyenne
Julien Apruzzese
Le cours socle : d’où vient une lumière, comment elle se mesure, pourquoi elle durcit ou s’adoucit. Le vocabulaire commun à tout le reste.
Commencer par le cours socleFranck Lods
La lumière que tu ne contrôles pas : le soleil. Lire une heure, une orientation, un ciel couvert, et placer ton sujet en conséquence.
Travailler la lumière naturelleXavier Navarro
Le passage de la lumière subie à la lumière créée : comprendre ce que fait vraiment un éclair, et le doser avec l’ambiance au lieu de l’écraser.
Apprivoiser le flashLaurent Hini
La technique au service de l’idée : savoir quels moyens mettre en œuvre pour obtenir l’image que tu as en tête, sans rester bloqué.
Donner vie à tes imagesPierre Anthony Allard
La lumière comme un directeur photo de cinéma la pense : un visage sculpté, une intention, une atmosphère — et très peu de sources.
Découvrir le rendu cinémaNath Sakura
Pour aller au fond : mesurer, doser, comprendre ce qui se passe entre la source et le capteur. Le cours long de ceux qui veulent tout savoir.
Aller au fond de la lumièreConcrètement
Tout est en vidéo, à ton rythme, sur tous tes écrans. Tu mets sur pause, tu reviens en arrière, tu refais l’exercice avec la lumière du moment. Selon ton offre, tu rejoins le Club, où les Emparasiens postent leurs images et se disent ce qui ne va pas.
Ce qui te bloque vraiment
Tu cadres, tu règles, tu déclenches — et tu n’as jamais regardé d’où venait la lumière. C’est le réflexe le plus long à acquérir, parce que l’œil humain compense tout : il corrige les couleurs, ouvre les ombres, et te fait croire que la scène est belle alors que le capteur, lui, ne compense rien. Prends l’habitude de te poser trois questions avant de lever l’appareil. D’où vient-elle ? Est-elle dure ou douce ? De quelle couleur est-elle ? Trente secondes d’observation changent plus une image que n’importe quel réglage fait après coup, et cela ne coûte rien.
Tu as acheté un réflecteur cinq-en-un, tu l’as tenu devant toi, et tes images sont exactement les mêmes. Le problème n’est pas l’accessoire, c’est sa géométrie : un réflecteur ne produit pas de lumière, il en renvoie. S’il ne reçoit rien, il ne rend rien. Place-le du côté opposé à la source et tourné vers elle, de façon à intercepter la lumière qui passe à côté de ton sujet, puis rapproche-le jusqu’à un mètre environ : au-delà, son effet devient indétectable. Incline-le lentement en regardant le visage, pas l’écran : tu verras l’ombre sous le menton s’ouvrir d’un coup. Et un mur clair fait le même travail.
Il fait couvert, tu ranges l’appareil en te disant que la lumière est mauvaise. C’est exactement l’inverse. Un ciel nuageux est la plus grande boîte à lumière qui existe : la couche de nuages diffuse le soleil sur toute la voûte céleste et produit une lumière douce, sans ombre dure, idéale pour les visages et les couleurs saturées. Ce qui manque alors, c’est la direction, pas la qualité. Retrouve-la en plaçant ton sujet près d’un mur sombre, sous un porche ou en lisière d’un couvert d’arbres : la lumière arrive alors d’un côté, et le modelé revient.
Sur place, l’image paraissait parfaite sur l’écran ; une fois à l’ordinateur, le ciel est blanc et les visages sont gris. Ce n’est pas ton œil qui te trahit, c’est l’écran : sa luminosité s’adapte à l’ambiance. En plein soleil, il te montrera toujours une image plus sombre qu’elle ne l’est ; dans une salle obscure, toujours plus claire. Le seul juge fiable est l’histogramme, doublé de l’alerte des hautes lumières qui fait clignoter les zones brûlées. Prends l’habitude de les afficher en permanence : une zone qui clignote est perdue, aucune retouche ne la ramènera, alors qu’une ombre un peu dense garde toujours de la matière.
Dehors tes couleurs sont justes, et à l’intérieur les visages tournent au jaune ou au vert sans que tu comprennes pourquoi. Ton œil ne t’aide pas : il corrige ces écarts en permanence, le capteur non. Chaque source a sa couleur propre — une ampoule est orangée, un néon tire vers le vert, une ombre en plein jour est franchement bleue. Le problème ne vient presque jamais d’une source isolée, mais de leur mélange : la balance des blancs ne peut en corriger qu’une à la fois. Choisis celle qui éclaire vraiment ton sujet, éteins ou éloigne les autres, et fixe ta balance dessus plutôt que de la laisser en automatique.
Qui t’enseigne
Concepteur lumière et photographe, formateur Empara

Photographe et directeur artistique, formateur Empara
Photographe de reportage et de mariage, formateur Empara
Photographe portraitiste, formateur Empara
Photographe de studio et de mode, formateur Empara
Photographe de mode et de publicité, formatrice Empara
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FAQ
Une lumière dont la source est grande vue depuis le sujet. C’est le seul critère qui compte : ni la puissance, ni le prix, ni la marque. Un ciel couvert, une grande fenêtre ou un mur blanc qui renvoie le soleil produisent une lumière douce, aux ombres progressives. Un soleil d’été ou un petit flash nu, eux, sont minuscules à distance : leurs ombres sont nettes et tranchées.
Il n’y a pas de bonne heure dans l’absolu, il y a une heure adaptée à ce que tu veux raconter. En début et en fin de journée, la lumière est rasante, chaude et modelée : elle flatte les visages et les paysages. En milieu de journée, elle tombe à la verticale et creuse les orbites, ce qui convient au contraste et à l’architecture. La seule vraie erreur est de photographier sans avoir remarqué laquelle tu as.
Regarde l’ombre du nez avant toute autre chose : elle pointe à l’opposé de la source. Regarde ensuite les yeux, où se reflète un petit point brillant, le catchlight, qui indique la hauteur et la taille de la source. Avec ces deux indices, tu sais où se trouve la lumière sans jamais lever l’appareil, et tu sais donc de combien déplacer ton sujet.
En cessant de laisser l’appareil mesurer toute la scène : il voit surtout le fond lumineux et sous-expose ton sujet. Passe en mesure spot sur le visage, ou ajoute deux tiers à un diaphragme de correction d’exposition. Le fond va brûler un peu, c’est normal et souvent joli. Si tu veux garder les deux, renvoie de la lumière sur le sujet avec un réflecteur ou un mur clair.
Pour apprendre, oui, sans hésiter. Un fichier RAW conserve toute la latitude d’exposition enregistrée par le capteur, là où un JPEG en jette déjà une partie au moment de la prise de vue. Concrètement, cela te laisse ouvrir des ombres et récupérer des hautes lumières qui seraient perdues autrement, et corriger une balance des blancs ratée sans dégrader l’image. Le RAW ne rattrape pas une erreur grossière, il pardonne les approximations.
Plus haut que ce que tu t’autorises. Les boîtiers récents restent très propres bien au-delà des valeurs que la plupart des photographes s’interdisent, et un bruit fin se traite au développement. Le vrai plafond est celui où tu perds de la matière dans les ombres. Entre une image bruitée et une image floue, la première est exploitable, la seconde ne l’est jamais.
C’est la couleur propre à une source lumineuse, exprimée en kelvins : basse pour une ampoule à incandescence, très orangée, haute pour une ombre bleutée en plein jour. Ton œil corrige ces écarts en permanence, pas le capteur. Régler la balance des blancs revient à dire à l’appareil quelle source doit passer pour blanche ; tout le reste de l’image se colore en conséquence.
Par Comprendre la lumière : c’est le cours socle, celui qui installe le vocabulaire et les repères communs à tous les autres. Enchaîne ensuite selon ton blocage réel — le portrait en lumière naturelle si tu photographies dehors, Maîtriser son Flash si l’éclair t’intimide. Le rendu cinéma et les cours longs viennent après, quand les bases sont posées.
Dernière étape
Une fenêtre, un lampadaire, un ciel couvert : rien d’autre n’est nécessaire pour commencer. Ce qui compte, c’est la prochaine image, pas la prochaine vidéo. Commence par l’essai gratuit, regarde les premières minutes du cours socle, puis observe la lumière autour de toi.
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