Technique Photo

Sara Byrne, ou l’art de la double exposition

Par Xavier Navarro · Mis à jour le 1 min de lecture

Je tenais à vous faire partager le travail de Sara Byrne.

Cette photographe pleine de talent et d’ingéniosité utilise la technique de la double exposition.

Alors que ce cache-t-il derrière ces mots barbares ?

La double exposition consiste simplement à faire deux photos sur le même négatif permettant ainsi la superposition de deux images.

Sara Byrne est une photographe de mariage américaine. Quand elle n’immortalise pas le D-day de jeunes couples, elle se consacre à la réalisation de portraits abstraits. Elle combine visage et végétation.

Mais trêve de paroles, je vous laisse admirer son travail.

Pour aller plus loin et progresser durablement avec des professionnels, découvrez notre cours photo en ligne.

Questions fréquentes

On répond à tes questions

La double exposition consiste à superposer deux images sur le même support photographique — négatif argentique ou fichier numérique. Le résultat est une image composite où les deux prises de vue se mêlent. Originellement une contrainte de l'argentique, cette technique est aujourd'hui réalisable directement en boîtier via la fonction d'exposition multiple, ou en post-traitement par la fusion de calques.

Non. La fonction d'exposition multiple est disponible sur de nombreux boîtiers numériques moyens et hauts de gamme, mais absente de certains modèles d'entrée de gamme. Elle se trouve généralement dans le menu de prise de vue sous les intitulés « Double exposition » ou « Exposition multiple ». Si votre boîtier ne propose pas cette fonction, la même technique est réalisable en post-traitement avec un logiciel de retouche.

Les associations portrait et texture naturelle (végétation, ciel, eau) donnent souvent des résultats très équilibrés car les textures fines s'intègrent bien dans les demi-teintes d'un visage. La formule silhouette sombre remplie d'une texture lumineuse est très lisible et classique. En général, il faut penser en termes de complémentarité tonale : les zones sombres de la première image accueillent la seconde.

En boîtier, le contrôle principal porte sur le mode de fusion (additif, moyen, lumineux, sombre) et l'exposition de chaque prise de vue. En post-traitement, les calques et les masques de calque offrent un contrôle bien plus fin : on peut ajuster chaque image indépendamment, modifier l'opacité et déterminer précisément quelles zones de chaque image apparaissent dans le résultat final.

Oui, c'est même là qu'est née la technique. En argentique, on réexpose la même portion de pellicule sans la faire avancer entre deux déclenchements. La plupart des boîtiers argentiques disposent d'un bouton ou d'un mécanisme de réarmement sans avancement du film. La difficulté est que le résultat n'est visible qu'au développement, sans possibilité de correction : la maîtrise de l'exposition de chaque pose est donc déterminante.
Xavier Navarro

À propos de l'auteur

Xavier Navarro · Photographe, fondateur d'Empara

Photographe professionnel et fondateur d'Empara, plateforme francophone de formation photo en ligne.

Prêt à passer à la pratique ?

Profite de l’essai gratuit du catalogue : accède à l’ensemble de nos formations avec quelques vidéos par cours en libre accès, et applique ces principes sur tes propres photos.

Sans carte bancaire · Sans engagement