Photographes pros : 7 astuces pour ne pas avoir de succès !
Vous avez toujours rêvé de devenir mauvais photographe ? Dans cet article, je partage avec vous 7 astuces qui vous permettront de ne jamais avoir de succès en photographie. Je ne vous la fais pas l’envers, cet article est largement inspiré de l’excellente publication de John Schell sur Fstoppers (d’ailleurs, pour ceux qui lisent l’anglais,…

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Vous avez toujours rêvé de devenir mauvais photographe ? Dans cet article, je partage avec vous 7 astuces qui vous permettront de ne jamais avoir de succès en photographie.
Je ne vous la fais pas l’envers, cet article est largement inspiré de l’excellente publication de John Schell sur Fstoppers (d’ailleurs, pour ceux qui lisent l’anglais, ce site est une véritable mine d’or).

Comment se démarquer des innombrables photographes qui sont eux-mêmes en train d’essayer de se faire une place, ou de la conserver. Comment attirer ses premiers clients. Comment leur faire savoir que vous êtes là, disponible et désireux de travailler avec eux…
Avant internet, il n’y avait pas un million de façons d’y parvenir. Le plus souvent, on ouvrait un studio avec pignon sur rue et on attendait patiemment que le client s’aventure chez nous. Aujourd’hui, et bien… ce n’est plus aussi simple.
Pour parler d’un milieu que je connais, le mariage, j’ai pu observer de nombreuses pratiques, plus ou moins concluantes, permettant de sortir de l’anonymat. Certains d’entre nous déposent cartes de visite/flyers chez les autres prestataires (bijouteries, fleuristes, lieux de réception, etc…).
D’autres vont jusqu’à leur proposer une commission pour tout contrat signé. Nous participons à des événements, on se regroupe entre pairs, on s’inscrit sur les groupes d’échanges de doublons, etc…
Bref, je m’égare. Voyons dès à présent les 7 actions à mettre en oeuvre pour ne jamais percer :A lire au second degré of course
1. Achetez le plus de matériel possible
En tant que photographe, on sait à quel point il est important d’avoir beaucoup de matériel.
Plus c’est gros, lourd et cher, plus on élève notre niveau en photographie. Si vous ne dépensez pas plusieurs milliers d’euros, vous n’aurez tout simplement aucune chance. Et puis, que va dire votre client s’il vous voit arriver avec un simple APS-C et deux malheureux objectifs ? Aucune crédibilité.
Il y a des rumeurs, ICI et LÀ, qui disent que l’on peut faire de belles images sans nécessairement se ruiner. Tout simplement absurde.
2. Ne lisez jamais votre manuel
Rien ne rassurera mieux votre client que de vous voir vous débattre avec votre matériel. Je vous assure. Le top si vous ne savez plus comment régler votre appareil en plein shooting, c’est de faire une recherche sur internet.
Et c’est encore mieux si vous utilisez l’ordinateur de votre client. Satisfaction garantie ! Sinon, vous pouvez toujours appeler un ami ou carrément demander l’aide du client.
Et dire qu’il y a des photographes qui paient des formations pour comprendre et maîtriser leur appareil photo… A quoi bon. Un bon TOUT AUTO et le tour est joué !
3. N’essayez jamais de vous dépasser
Je préfère vous prévenir. Si vous lisez des livres, que vous cherchez à nourrir votre créativité ou que vous suivez des formations, cela risque de se ressentir dans la qualité de votre travail.
Si vous le pouvez, zappez les fondamentaux de la photographie. C’est tellement old-school. Et si jamais vous êtes pris d’une soudaine nostalgie, tenez-vous en aux règles que vous avez apprises. Ne cherchez surtout pas à les briser. Composition tronquée, espace négatif, cadre dans le cadre, on oublie. Vous n’êtes pas là pour changer les choses.
4. Achetez des presets (chers si possible)
Pourquoi passer des heures à comprendre comment fonctionnent des logiciels de retouche comme Lightroom ou Photoshop alors que l’on peut trouver pléthore de presets sur le web. C’est vrai, pourquoi s’embêter ?
J’en connais qui se prennent la tête pour des histoires de colorimétrie. Il y a des choses tellement plus importantes dans la vie !
Utilisez plutôt ce temps là pour poster votre dernier selfie sur TikTok, regarder quelques vidéos de chats et connaître enfin l’âge de Sophie Marceau (58 ans si vous n’avez pas encore trouvé).
En plus, cela permet d’uniformiser le travail des différents photographes qui achètent tous les mêmes presets. Au moins, vous êtes sûr que le client ne vous choisira pas pour l’originalité de votre style. On le sait tous, être différent n’a jamais aidé personne.
5. Isolez-vous du reste du monde
On vous a proposé une réunion entre photographes de votre région ? N’y allez surtout pas.
Ils seraient incapables de reconnaître votre génie stratosphérique. Vous avez la chance unique d’être entré en orbite autour de Jupiter après avoir suivi cette courbe des pointillés si attractive (cf. : « Le long chemin du photographe » à 14:35 min, module « Faire de belles images » du cours « Comprendre et maîtriser son appareil photo » ).
Pire, vous risqueriez de sympathiser avec ces photographes. Imaginez que vous soyez en compétition avec l’un d’eux pour la signature d’un contrat. Il vous sera beaucoup plus simple de le décrédibiliser auprès d’un client si vous n’avez lié aucun lien avec lui. Et puis, s’il est déjà pris sur une prestation, vous ne voulez surtout pas qu’il vous renvoie le client. Non mais ça va pas !
Vous êtes choqués ? Réveillez-vous. Vous n’êtes pas là pour faire du social. Restez chez vous et embrassez votre solitude.Même chose pour les réseaux sociaux, véritable fléau des temps modernes. Fuyez et restez le plus discret possible !

6. Ne travaillez JAMAIS gratuitement
JAMAIS !!
Que ce soit pour vous entraîner, nourrir votre portfolio ou vous ouvrir à un nouveau business, tout travail mérite salaire. J’insiste sur ce point car certains illuminés incitent les aspirants pro à travailler gratis de temps en temps. C’est du délire.
7. Court-circuitez la concurrence
Un potentiel client vous contacte mais il est déjà en phase de discussion avec un autre photographe ?
Peu importe son offre, proposez la même chose pour quelques centaines d’euros de moins. Tous les moyens sont bons pour décrocher un contrat. Votre client ne pourra que vous en être reconnaissant. En plus de ça, vous participerez à la valorisation de votre profession. D’une pierre, deux coups. Magique !
Retour à la réalité
Bien que chacun ait sa propre définition du succès, vous l’aurez compris, cet article ne vous sera d’aucune aide pour devenir photographe pro ou pérenniser votre activité.
A moins que vous ne preniez cette liste à contre-pied et découvriez le véritable secret du succès en photographie.
Vous en avez d’autres des conseils pour ne jamais avoir de succès ? 😉
Questions fréquentes
- Faut-il beaucoup de matériel pour réussir en tant que photographe professionnel ?
- Non. Le matériel est un outil, pas un déterminant du talent. Un photographe qui maîtrise la lumière, la composition et le post-traitement produira de meilleures images avec un équipement modeste qu'un photographe inexpérimenté avec le meilleur boîtier du marché. Investir dans la formation et la pratique régulière est systématiquement plus rentable qu'investir dans du matériel supplémentaire.
- Comment fixer ses tarifs en tant que photographe freelance ?
- Un tarif professionnel doit couvrir l'ensemble du temps réellement investi : la prise de vue, la sélection et le post-traitement, la relation client, les déplacements et les charges professionnelles. Casser ses prix pour décrocher des contrats attire des clients sensibles au prix plutôt qu'à la qualité, et rend très difficile toute revalorisation tarifaire future. Se différencier sur le style, la spécialisation et la valeur est une stratégie bien plus durable.
- Un photographe doit-il utiliser des presets pour son post-traitement ?
- Les presets peuvent être utiles comme point de départ ou comme gain de temps, mais ils ne remplacent pas la compréhension des outils de retouche. Un photographe qui ne maîtrise pas la colorimétrie, les courbes et les masques ne peut pas adapter un preset aux conditions de chaque image. De plus, les presets très diffusés sur le marché ne construisent pas un style distinctif — ils l'effacent en uniformisant les rendus.
- Est-il utile de se constituer un réseau avec d'autres photographes ?
- Oui, et c'est l'une des décisions les plus rentables à long terme. Un réseau professionnel génère des recommandations lorsqu'un photographe est indisponible, des échanges de doublons, des collaborations créatives et du partage d'expérience. Percevoir les autres photographes uniquement comme des concurrents, c'est se priver d'un levier commercial important et d'un soutien précieux dans une activité souvent solitaire.
- Travailler gratuitement peut-il être utile pour un photographe qui débute ?
- Dans certaines situations précises, oui. Un shooting pour construire ou enrichir un portfolio, une collaboration avec d'autres prestataires pour créer des images de référence, un projet personnel pour explorer un nouveau style — ces investissements ont une logique et une durée limitée. Ils sont très différents du travail gratuit systématique qui sous-évalue la profession et épuise sans contrepartie. La clé est de choisir délibérément ces investissements plutôt que de les subir.
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