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Le regard « onirique » de Julie de Waroquier

Si vous ne connaissez pas encore Julie, laissez moi faire une brève présentation. Jeune prodige (n’ayons pas peur des mots) à l’univers singulier, elle trouve dans la photographie un moyen d’interroger, t’interpeller ses contemporains. L’interview En deux/trois phrases, pourrais-tu te présenter (même si je pense que beaucoup de mes lecteurs te connaissent déjà) ? Quel…

Publié le 2 avril 2013
Le regard « onirique » de Julie de Waroquier

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Si vous ne connaissez pas encore Julie, laissez moi faire une brève présentation. Jeune prodige (n’ayons pas peur des mots) à l’univers singulier, elle trouve dans la photographie un moyen d’interroger, t’interpeller ses contemporains.

L’interview

En deux/trois phrases, pourrais-tu te présenter (même si je pense que beaucoup de mes lecteurs te connaissent déjà) ? Quel âge as-tu, ta formation ?

J’ai 23 ans, et je suis autodidacte en photographie ; j’avance dans le milieu en découvrant et apprenant au fur et à mesure. Parallèlement, je poursuis des études en philosophie afin de devenir professeur.

Le regard « onirique » de Julie de Waroquier

Comment en es-tu venu à la photo ? Depuis combien de temps tu photographies ?

J’ai commencé la photographie il y a environ 5 ans. C’est arrivé plus ou moins par hasard : on m’a offert un petit compact pour mes 18 ans, qui ne devait servir qu’à immortaliser mes souvenirs de vacances. Mais très vite, en parallèle de mes études j’ai pris goût à inventer mes propres histoires avec l’appareil, à réaliser des mises en scène.

Le regard « onirique » de Julie de Waroquier

Tes photos sont fantastiques (dans les deux sens du terme). Explique nous d’où te vient cette inspiration, qu’est ce que tu veux dire avec tes clichés, quelle est la démarche philosophique derrière ?

On étiquette souvent mon travail comme « onirique », car je joue beaucoup avec l’imaginaire. Il est vrai que j’aime recourir aux codes du conte et du rêve, pour contester la pensée post-moderne, qui veut nous faire croire que la vie n’a ni sens ni beauté. Cependant je ne souhaite pas simplement faire rêver avec mes images, j’essaie de soulever des questions, de provoquer des introspections. Si je recours à l’onirisme, voire au surréalisme, c’est pour mieux interroger notre monde. Le symbolisme est pour moi une manière de proposer autre chose que la réalité de tous les jours, de montrer ce qu’elle pourrait être en soulignant précisément ce qu’elle n’est pas.

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Quel matériel utilises-tu pour tes prises de vue, et à la post prod ?

J’utilise un d700 avec un 50mm1.4 ; un trépied, un réflecteur très rarement. En post-prod, j’ai longtemps utilisé Gimp mais je travaille à présent avec Photoshop.

Le regard « onirique » de Julie de Waroquier

Comment ton regard s’est construit au fil du temps ? Comment as-tu chercher/trouver ton style si particulier ?

Je pense que mon style a naturellement découlé de ce que je portais en moi. Je ne l’ai pas choisi, c’est simplement venu. J’ai toujours réalisé des photos tendant à l’imaginaire, c’est comme une seconde nature. Pour trouver son style, il faut probablement simplement s’écouter, cela revient à comprendre qui on est au fond… une quête de style c’est une quête de soi-même.

Le regard « onirique » de Julie de Waroquier

À quel point avoir ton style propre a eu un impact sur ta carrière ?

Cela a certainement joué, mais je manque de recul pour voir réellement l’impact. Il y a sans doute eu aussi de la chance et des rencontres déterminantes.

Le regard « onirique » de Julie de Waroquier

J’espère que cette découverte de la photographe Julie de Waroquier vous a plu. Je vous dis à très bientôt pour une nouvelle interview 🙂

Questions fréquentes

À propos de ce guide
Comment débuter en photographie onirique sans formation spécifique ?
La photographie onirique est accessible à qui possède les bases de la prise de vue et un logiciel de retouche. Commencez par définir un thème ou une émotion que vous voulez exprimer, puis construisez une mise en scène simple autour de cette idée. Regardez beaucoup de peinture symboliste et de photographie fine art pour nourrir votre imaginaire visuel. L'autodidaxie est une voie tout à fait légitime dans cette discipline.
Quel matériel utiliser pour la photographie de portrait onirique ?
Un boîtier hybride ou reflex avec un objectif à grande ouverture (f/1.4 à f/2.8) est idéal pour créer le flou d'arrière-plan caractéristique du portrait onirique. Un trépied est souvent nécessaire pour les mises en scène élaborées. La lumière naturelle suffit dans beaucoup de cas ; un réflecteur permet de la redirectionner sans investir dans du matériel d'éclairage coûteux.
La retouche est-elle indispensable en photographie onirique ?
La retouche est un outil majeur de la photographie onirique, mais pas une obligation absolue. Certaines images oniriques sont obtenues uniquement par le choix du lieu, de la lumière et de la mise en scène, sans manipulation numérique importante. La retouche devient indispensable quand le propos nécessite des compositions impossibles à réaliser en un seul cliché.
Comment trouver son style en photographie quand on débute ?
Le style se révèle progressivement, il ne se décide pas. Photographiez régulièrement, sans contrainte de sujet, puis analysez ce qui revient spontanément dans vos images : les sujets que vous choisissez, les lumières qui vous attirent, les atmosphères que vous recréez naturellement. Ces constantes sont les premiers indicateurs de votre sensibilité propre. Évitez d'imiter directement un photographe que vous admirez — inspirez-vous plutôt de ses motivations que de ses résultats.
Quelle est la différence entre photographie onirique et photographie surréaliste ?
Le surréalisme photographique cherche à provoquer l'inconscient en produisant des associations visuelles inattendues ou impossibles — des images qui perturbent la logique ordinaire. La photographie onirique est plus large : elle englobe tout ce qui convoque l'atmosphère du rêve, du conte ou de l'imaginaire, sans nécessairement viser le choc ou l'incohérence. Les deux approches se recoupent mais la photographie onirique peut être très narrative et cohérente dans sa logique interne.
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