Vidéaste de mariage Moody : prise de vue

En tant que vidéaste de mariage, savoir composer une image est un point essentiel en photographie…et il n’en est pas moins en vidéo. Dans cet extrait de sa formation, Jérémie de The Quirky vous montre comment il construit ses plans dans une vidéo.

VIDÉASTE DE MARIAGE : LA PRISE DE VUE

Dans cet extrait de sa formation « Workshop photographe de mariage moody », Jérémie vous montre comment il construit et monte ses plans dans ses films. Savoir monter sa vidéo en laissant des espaces de souffle est important, ne pas étouffer le spectateur dans une vidéo axée trop sur le plan serré, savoir prendre du recul, analyser… mais n’est-ce pas ça la photographie, au final?

Abonnez-vous à la chaîne d’Empara

 

Pour en découvrir davantage sur la formation de Jérémie, rendez-vous sur Empara pour découvrir la formation complète Workshop vidéaste de mariage Moody.

Vous pouvez découvrir bien d’autres vidéos sur notre chaîne YouTube. »

 


Retranscription écrite de la vidéo

Il y a des choses qui paraissent naturelles pour des photographes, qui le sont beaucoup moins pour les vidéastes.

Photo, vidéo, les mêmes objectifs

Un photographe quoi qu’il arrive il va toujours penser sur trois échelles de plans. Large, moyens et serré. Il doit se passer dix secondes entre chacune de mes prises. Mais je fais un plan large, quelque chose d’un peu plus serré, quelque chose d’encore plus serré. J’aurais même pu faire encore un détail en coupant même encore plus court mais par contre il aurait fallu que je me rapproche très près. Généralement quand je fais des plans très près au début de la journée, pour pas embêter les gens je vais mettre hors de leur champ de vision. je vais me mettre sur le profil, il ne me voit pas.

Mais toujours avoir ce réflexe et au 35mm c’est d’autant plus facile que si vous travaillez au 50mm. Il y a des moments où ce plan ultra large vous l’aurez pas au 50mm c’est sûr et certain. Par contre le 24mm ça commence à déformer un peu quand vous vous rapprochez. Il y a un 28mm chez Canon je crois. Jusqu’au 28mm ça va à peu près. Pour moi la focale idéale ça reste le 35mm. On va regarder une petite vidéo et on va la débriefer ensuite.

Regarder la vidéo

C’est une vidéo que j’ai réalisé pour Baptiste et Yoris pour le « Slow workshop 2 ». j’ai juste pris l’intro en fait de cette vidéo et je me suis amusé à faire une « impression-écran » de chacune des scènes. C’est la première image de chacune des scènes qui s’enchaînent.

L’art de la contextualisation

J’introduis avec le couple sur un plan très serré. On respire, je situe où est-ce qu’on se trouve. On revient sur un plan très serré. Contextualisation : c’est l’automne / hiver, on a le feu de cheminée sur un plan très serré. On vient respirer avec une autre image de contexte avec le côté fenêtre dans la fenêtre.

Elle/lui; eux deux donc contexte; elle puis lui; lui puis elle et si vous regardez la manière donc j’ai composé mes images c’est toujours composé de la même manière. Ensuite on revient sur eux deux. Mais on contextualise, on est bien en bord de mer, on a le côté rocailleux et ainsi de suite on est revenu en bord de mer. Pour être sûr que les gens comprennent : plans larges, on respire, un plan ultra serré, un plan moyen, un plan large où on respire.

En photo on appelle ça des photos de respiration, quand vous allez agencer vos photos dans un article de blog, si vous mettez que des images de couples, que des images à la même échelle, il ya un moment où on se sent étouffé. Dans les vidéos quand tout est filmé au 50mm, cadrée de la même manière (on va dire buste-buste-tête il ya un moment où je demande de reculer, de respirer un petit peu). C’est ça ce que j’appelle les plans de respiration. Ça permet de contextualiser, de respirer.

Je me resserre à nouveau sur eux, je me retire encore. J’ai été très près l’instant d’avant, j’étais très très près. Côté sensualité et émotion faut pas que ça dure trop longtemps non plus. Je m’écarte et je respire. Je viens repositionner du détail, je respire à nouveau, plan de contexte, plan moyen et je finis par un plan serré.

La symbolique

Est ce que ça vous paraît logique comme articulation, comme construction ? Il n’y a pas que le couple, il y a le couple à chaque fois sur des échelles de plans différentes et du contexte. En fait le plan très serré c’est l’intimité pour moi, la sensualité. Quand ils sont à deux sur des plans très serrés, je veux que ce soit sensuel. Quand c’est des plans serrés individuellement là c’est le moment de tension c’est « la solitude ». Ils sont un peu seul et c’est un peu plus tendu en fin de compte. Puisque qu’ils attendent de se voir.

À savoir que dans cette vidéo, tous les sons que vous avez entendu, que ce soit la mer, le vent, le bruit du tissu quand ils mettent la table, le bruit de crépitement du feu… Il n’y a rien de vrai, tout a été refait en post-production. Tout a été rajouté après donc forcez vous à avoir cette gymnastique de plans larges, plans moyens, plans serrés, bougez vous. S’il y a un mot à retenir c’est bougez vous pour devenez un meilleur vidéaste de mariage.

  • 13 mars 2018
  • Photo

Leave a Reply 0 comments