Transformez vos idées de rêveur en projets d’entrepreneur

Comment transformer vos idées en un (vrai) projet d’entreprise : 10 étapes.

Ça y est. Vous avez une idée. Et vous voulez quitter votre job, devenu plus alimentaire qu’autre chose, pour vous mettre à votre compte !

Oui, mais voilà. L’idée reste encore vague et vous ne savez pas par quoi commencer. Et comme « l’entrepreneuriat » est un monde que vous ne connaissez pas du tout, vous avez peur de vous lancer. Classique.

Dans ce guide, vous apprendrez à transformer vos idées les plus floues en un projet d’entreprise viable et concret. De l’étude de marché à la définition du produit, en passant par le budget prévisionnel, nos conseils vous mettront sur la voie pour avoir un plan à suivre pour lancer votre activité.

Pensée émue à tous nos projets morts dans l’œuf 

Abandonnés avant même d’avoir eu la chance d’exister ?

Si elle n’est plus challengée, votre idée finira par s’évanouir. S’il n’est pas accompagné et porté, votre projet d’entreprise disparaîtra aussi vite qu’il n’est arrivé.

Le temps a passé, l’inspiration des débuts est partie, la motivation aussi… C’est dans notre nature de remettre nos projets à demain et de finir par oublier.

Vous repensez de temps à autres à cette idée que vous aviez eue, mais « ce n’est plus le moment », vous n’avez « plus le temps » ou « ça ne valait pas grand-chose ». Alors, vous vous êtes convaincu(e) qu’entreprendre, ce n’était pas fait pour vous.

Et vous voici revenu à votre job alimentaire et à regarder par la fenêtre en vous disant: « Si seulement j’avais ma boîte… »

Vos idées ont de la valeur. Tous les entrepreneurs galèrent. Et le doute fait partie du chemin.

Entreprendre c’est apprendre chaque jour et se reprendre chaque seconde. Mais l’ampleur de la tâche peut vite impressionner et donner le vertige. Alors, que choisir ? Comment faire ? Et par où commencer ?

D’autres se sont peut-être perdus en chemin. Vos difficultés ont commencé à saper votre motivation ? Votre budget est en vrac ? Ou vous ne savez plus ce que vous vendez ni à qui ? Malgré vos efforts, les résultats se font attendre et entreprendre semble toujours aussi abstrait.

Nous vous proposons avec ce guide de concrétiser vos projets morts avant d’exister. Tous les entrepreneurs (quelque soit la taille de leur projet) et ceux en passe de le devenir peuvent s’inspirer de ce qui va suivre. Nous mettons toutes les clés à votre disposition pour vous préparer à cette grande aventure.

Si vous rêvez de quitter votre job alimentaire, vous mettre à votre compte, cet article est là pour vous aider dans cette direction.

Transformez vos intuitions de rêveur en projets d’entreprise

Chaque étape de cet article vous rapprochera d’un projet concret.

Ces astuces et méthodes sont destinées à vous accompagner de façon simple et ludique. Prenez le temps et imprégnez-vous des solutions concrètes déroulées suivant un sens logique. Vous pourrez reprendre la lecture à chaque nouvelle phase de votre projet d’entreprise.

Et si vous vous sentez de nouveau perdu dans votre réflexion ou dépassé par l’ampleur de la tâche, n’oubliez pas que la formation ultime pour démarrer son entreprise de zéro (sans connaissances et sans moyens) existe.

Quelles sont les démarches pour créer sa boîte, là maintenant ? Consultez notre guide ultime et devenez auto-entrepreneur en quelques clics !

Petite idée deviendra grande

Votre idée n’est pour l’instant qu’une production de l’esprit. Elle est vague et a besoin de s’ancrer dans le monde réel.

Pas de remède miracle : il faut la travailler, comme une pierre précieuse à polir, façonner et ciseler.

Comme le dit l’adage, une idée géniale c’est 10 % d’inspiration et 90 % de transpiration. Alors, mettons-nous au travail !

Étape #0 — Attendez, attendez ! J’ai pas encore d’idée 

On ne peut pas commander ce genre de choses. Votre idée doit venir d’une envie de créer et d’entreprendre.

  • Quelles sont vos passions ?
  • Où se situe votre savoir-faire ?
  • Quelle est votre plus grande qualité ?
  • Comment ces trois choses peuvent-elles se connecter ?

Si vous parvenez à répondre à cette dernière question, vous être sur une très bonne piste ! Surtout, prenez le temps de bien réfléchir car sans idée, pas de projet. Et sans projet, vous ne quitterez pas votre job alimentaire.

Le plus grand danger est de vouloir trouver l’El Dorado. Ce produit ou ce service qui révolutionnera le monde. Même la plus simple des idées comme « devenir graphiste » ou « ouvrir un salon de coiffure » peut valoir le coup. Car même si vous pensez que tout a été fait, et bien VOUS n’avez pas tout fait.

Pour vous donner un exemple, il n’y a jamais autant de pizzerias qui s’ouvrent ou de photographes qui se lancent en professionnel…

Avoir de la concurrence, c’est l’assurance d’avoir un marché. Concurrentiel, certes. Mais un marché existant.

Étape #1 — Le jeu des dix mots

Vous avez votre idée mais vous avez du mal à vous lancer ? Posté devant la fenêtre, vous regardez avec mélancolie les gens marcher ? Vous avez un stylo en main, mais le syndrome de la page blanche vous touche de plein fouet. Par où commencer ?!

  • Alice : « Voudriez-vous me dire, s’il vous plaît, quelle direction je dois prendre ? »
  • Le Chat du Cheshire : « Cela dépend beaucoup de l’endroit où tu veux aller. »
Lewis Carroll, Alice au pays des merveilles

Prenez une feuille et un stylo, ou ouvrez votre logiciel de traitement de texte favori. Word, issu de la suite Office, est un outil de qualité, mais des solutions gratuites comme Abiword ou LibreOffice restent très efficaces.

Vous pouvez aussi vous équiper d’un logiciel gratuit de mindmapping, comme Xmind, la référence en la matière. On parle aussi de carte heuristique ou « carte des idées ». Ces outils permettent de schématiser les idées les plus complexes et les rendre compréhensibles d’un seul coup d’œil. C’est aussi l’idéal pour faire des liens !

Quel que soit le support choisi, faites l’exercice suivant : inscrivez sous forme de liste les dix premiers mots qui vous viennent à l’esprit en pensant à votre idée. Cela lui donnera une première existence « physique ». Restez spontanés !

Quel est le lien entre ces mots ? Le socle commun ? Essayez de connecter les concepts et de faire des liens. Vous pouvez aussi hiérarchiser les mots du plus au moins important. Laissez reposer ces réponses dans votre esprit et passez à l’étape suivante.

Étape #2 — Définir son idée : pourquoi j’entreprends ?

Nous allons maintenant résumer notre idée en quelques lignes. La première question à se poser n’est pas « Qu’est-ce que je vais faire ? ». Demandez-vous plutôt « Pourquoi je vais le faire ? ».

Dans sa conférence TEDComment les grands leaders inspirent l’actionSimon Sinek se demande ce qui différencie Apple de n’importe quelle autre entreprise postée sur le même marché, disposant des mêmes talents et moyens. Il montre que les gens ne s’identifieront pas à ce que vous faites, mais aux raisons qui vous poussent à le faire.

Les trois questions du Cercle d’or

Répondez à ces trois questions dans l’ordre :

Pourquoi ?

Très peu d’organisations et d’entreprises savent pour quoi elles font ce qu’elles font. Le « pourquoi » n’est pas une question de rentabilité ou d’argent. C’est un résultat, un credo, des valeurs et une cause à défendre. « Pourquoi », c’est la raison pour laquelle votre entreprise existe. « Pourquoi », c’est votre résolution avec des mots.

Par exemple, vous n’allez pas seulement vendre de pizzas végétariennes et gastronomiques. Mais vous voulez donner ses lettres de noblesse à la pizza pour améliorer la santé de la population en transformant ce plat gras en quelque chose de raffiné et surtout bon pour la santé.

Comment ?

Seule une partie des organisations et des entreprises savent comment elles s’y prennent pour atteindre leurs objectifs. « Comment » va regrouper tout ce qui va vous différencier durant la compétition. Il s’agit de vos plans, vos astuces et vos méthodes pour délivrer votre « pourquoi ».

Comment faire avec vos pizzas ? Vous pouvez utiliser un camion et proposer directement aux consommateurs leur pizza végé et gastro dans la rue, pour toucher le plus de monde possible. Pourquoi ne pas cibler les endroits où les entreprises sont entourées par les fast-foods et autres snacks pour aider les travailleurs à mieux manger ? Pour délivrer le pourquoi, cette pizzeria peut cibler tous les lieux qui accumulent des enseignes de mal-bouffe : festivals de musique, campus universitaires, zones industrielles, etc. En se rendant accessible dans les lieux où on mange mal, notre pizzeria peut améliorer la qualité des repas de tous, tout en proposant un produit qu’ils ont l’habitude de consommer.

Quoi ?

Toutes les entreprises savent ce qu’elles font, sans exception. Ce sont les produits que vous allez vendre ou les services que vous aller proposer. « Quoi », ce sont les caractéristiques de votre offre. Nous ne sommes donc plus dans le domaine des valeurs ou des plans d’action, mais dans le monde réel.

Dans l’exemple, les pizzas ont besoin d’ingrédients précis. Les légumes sont à la base de ces pizzas. Et la gastronomie nécessite des aliments de qualité. De même pour la pâte à pizza. Une fois réunies, ces trois caractéristiques disent concrètement ce qu’est votre produit… Et ce que sa fabrication va impliquer. 

Restez lucide. Se projeter est important, tout comme avoir confiance en ses propres idées. Mais gardez un œil critique sur les difficultés que vous pourrez rencontrer et les faiblesses de votre projet.

À ce stade, n’hésitez pas à échanger avec vos proches ou des collègues : le regard des autres peut être surprenant ! Plus important encore, confiner une idée dans votre esprit la fera mourir à coup sûr. Car si vous ne la partagez pas, vous en faites une vérité et n’avez aucun moyen de la remettre en question. Alors, confrontez votre idée à des proches ou des collègues de confiance : ils seront vos premières sources de critique et de validation.

Étape #3 — S’auto-évaluer pour rester dans le coup

Votre idée prend forme, mais avez-vous les épaules pour la porter ?

Oubliez tous les quiz du type « Avez-vous l’étoffe d’un entrepreneur ? », « Êtes-vous du bois dont on fait les dirigeants ? ». Ils inondent le web et n’apprennent généralement pas grand chose. On ne naît pas leader, on le devient par l’expérience et la détermination.

Prenez le temps de faire le point sur vos atouts, vos faiblesses et la force de votre motivation.

SPOILER ALERT

Il est fort possible que vous ne sachiez pas encore répondre certaines de ces questions. Mais ces problématiques feront partie de votre parcours d’entrepreneur. Gardez vos objectifs en tête et continuez d’avancer !

En réalité, la seule question qui doit vous importer serait : êtes-vous prêt à apprendre en permanence et évoluer aussi vite que le monde change ?

Monter un projet d’entreprise

Votre idée est au point dans votre esprit. Vous êtes déterminé et savez de quoi vous êtes capable. Il est désormais temps de se mettre « en mode projet ».

L’objectif : formaliser votre idée par écrit avec logique et rigueur.

Aucune règle ou modèle clé en main ne vous apprendra à le faire. Mais nous allons vous guider avec les indispensables : se renseigner sur son marché, penser et détailler son offre ou encore réaliser votre premier budget prévisionnel !

Étape #4 — Rassembler des informations

À ce stade, ne vous encombrez pas l’esprit avec des concepts tels que l’étude de marché ou le business plan. Ces phases arriveront bien assez tôt. 😉

Votre projet naissant a besoin d’informations. Cette étape est primordiale car elle permet de se poser les bonnes questions : quelle est la raison de vivre de mon entreprise ? Et quelles sont les particularités du marché dans lequel je vais mettre les pieds ?

Il n’y a aucun intérêt à réinventer l’eau chaude, et partir en terre inconnue peut être dangereux. Des entrepreneurs vous ont précédé, d’autres start-up sont peut-être déjà sur le coup…

Alors, inspirez-vous de ce qui existe. Étudiez les projets d’entreprise similaires aux vôtres, les boîtes concurrentes, ceux qui vous ont précédés… Cette phase de recherche peut sembler ennuyeuse, mais vous gagnerez beaucoup de temps !

Quels outils utiliser pour faire l’état des lieux et devenir un pro du renseignements ?

1. Sondage et statistiques

Les statistiques et les chiffres sont de précieuses sources de renseignements. Il s’agit de données concrètes et objectives.

Tout d’abord, consultez des études existantes sur votre secteur d’activités. Vous trouverez des informations fiables auprès des organismes suivants :

Les infos sont trop généralistes ? Une information pertinente se cache à coup sûr pour vous éclairer sur votre secteur. Trouvez le chiffre qui servira à éclairer votre projet, puis passez à une autre piste.

Vous pouvez aussi investir dans une étude maison : le sondage. Un moyen simple et courant pour obtenir des informations pointues et personnalisées. Réalisez d’abord un questionnaire d’une douzaine de questions maximum. Elles doivent être courtes et précises.

Alternez entre les questions ouvertes qui amèneront les gens à partager une opinion :

« Que pensez-vous des pizzas végétariennes par rapport aux autres ? »

Les questions à choix multiples :

« Pour vous, une pizza végétarienne, c’est…

  • Un indispensable de mon alimentation,
  • Un bon moyen de se régaler pendant un régime,
  • Une pizza comme une autre,
  • Une hérésie totale. »

Mais aussi les questions fermées :

« En moyenne, combien de pizzas mangez-vous par mois ? »

« Possédez-vous une carte de fidélité dans une pizzeria ? »

Le questionnaire peut être réalisé :

  • En face à face : rendez-vous dans un lieu public et distribuez vos questionnaires. Proposez-les aussi à vos proches ou des amis. Si votre cible se rapporte au secteur de la santé, laissez-en dans des hôpitaux proches de chez vous !
  • Sur internet : des solutions gratuites comme Soorvey et SurveyMonkey permettent de réaliser des sondages clés en main. Vous n’aurez qu’à partager un lien par email ou sur vos réseaux après avoir identifié vos cibles. Vous obtiendrez ainsi des graphiques détaillés (camemberts, histogrammes…) en fonction des réponses de vos sondés. Des versions payantes, comme Eval&Go ou Le Sphinx sont destinées aux professionnels et aux entreprises.
  • Par courrier ou téléphone : vous avez déjà une liste de numéros ? Appelez vos futurs clients et posez-leur directement vos questions ! Si votre offre est limitée à une zone géographique, vous pouvez aussi laisser un questionnaire papier dans les boîtes aux lettres d’un quartier donné.

Créez vos enquêtes depuis votre ordinateur et rédigez vos questions. Dans cet exemple, un QCM.

Analysez vos résultats grâce à des schémas et des graphiques détaillés.

Suivez les réponses de vos sondés en temps réel et gardez une trace du nombre de questionnaires remplis.

2. Les entretiens

Une autre façon de récolter des informations est d’aller interroger directement vos futurs clients ou vos concurrents. On parle alors d’enquête qualitative. Vous pouvez conduire des entretiens collectifs ou individuels.

C’est l’idéal pour déceler des tendances, profiler cibles ou mettre à jour les « non-dits » d’un milieu et ses règles implicites.

Il existe plusieurs types d’entretiens :

  • Directif : les questions sont prédéfinies. Il s’agit d’une sorte d’interrogatoire : les questions sont simples et courtes, mais les réponses attendues doivent être précises.
  • Semi-directif : vous disposez de questions précises à poser à votre interlocuteur, mais ce document vous sert de feuille de route. Vous vous réservez le droit de dévier de la conversation si les réponses sont intéressantes et mènent ailleurs. Mais soyez très vigilant pour ne pas trop digresser : le danger est de récolter trop d’informations inutiles.
  • Non-directif : l’enquêté choisit l’orientation de la discussion. C’est le modèle de l’entretien clinique en psychanalyse : vous posez peu de questions et laissez la conversation se dérouler. Tout ce que dit votre interlocuteur est intéressant, donc vous n’intervenez pas.

Chaque forme d’entretien a ses avantages et ses limites, mais la forme semi-directive est la plus simple à mettre en œuvre et à exploiter. Pour vous, cela s’apparentera à une longue conversation avec vos cibles.

L’entretien est aussi la première occasion de vous créer des contacts et vous constituer un réseau.

Conseil !

Gardez tous vos contacts sur un téléphone et dans un carnet : on n’est jamais trop prudent.

3. Les conclusions

Bien joué, vous avez réuni de nombreuses données sur votre marché ! Mais aussi récolté de précieuses informations sur vos cibles. Vous avez identifié leurs attentes, perçu leurs frustrations et compris leur problématique. Vous pouvez maintenant parler leur langage. De plus, vous disposez maintenant d’arguments pour convaincre de la solidité de votre projet d’entreprise.

Synthétisez toutes les informations récoltées, autour de cinq grandes thématiques :

  1. Le marché : comment se porte-t-il ? Quelles sont ses perspectives d’avenir ? Est-il régi par des codes ou une réglementation particulière ? Quelle transformation a-t-il subi ces dernières années ? Quelles sont les dernières innovations en date ?
  2. La demande : quel est le profil de votre client-type ? Son âge ? Ses habitudes de consommation ? Ses revenus ? Ont-ils des attentes particulières vis-à-vis de votre produit ? Quel budget sont-ils prêts à y consacrer ? À quelle fréquence ?
  3. L’offre : qui sont vos concurrents directs et indirects (nom, taille, chiffre d’affaires, zone géographique) ? Quels sont leurs produits ou leurs services ? Pourquoi rencontrent-ils du succès ? Quels sont leurs éventuels défauts ? Leurs résultats financiers sont-ils bons ? Quels sont les avis et les retours de leurs clients ?
  4. Les fournisseurs : qui sont vos fournisseurs potentiels ? Dans quels secteurs évoluent-ils ? Que peuvent-ils vous apporter (produit ou service) ?
  5. Les opportunités et les menaces : regroupez tous les facteurs qui peuvent influer en bien ou impacter négativement votre activité.

Étape #5 — L’erreur numéro 1 des entrepreneurs

Vos clients ont-ils besoin de ce que vous leur offrez ? Vous n’avez pas envie de vendre des sorbets à un eskimo ou un verre d’eau fraîche à une sirène.

Vous pouvez toujours avoir le plus beau produit du monde et le vendre à la perfection… Si personne n’en a besoin, ça ne sert à rien ! On appelle cette démarche, le « Product/Market Fit ». Autrement dit, la rencontre entre une offre et son marché. Proposer un produit dont personne ne veut est  la première erreur commise par les entrepreneurs.

Comment savoir si votre offre est « fit » ?

Votre offre est en adéquation avec son marché si votre cible :

  • Comprend le produit,
  • L’utilise et l’achète
  • Le partage autour d’elle.

Ne cherchez pas à multiplier les fonctionnalités ou les offres promotionnelles. Cette démarche manque d’ailleurs de logique : pourquoi chercher à perfectionner un produit ou un service qui n’est pas encore sur le marché ? Vous ne savez pas encore s’il va plaire !

Ne construisez pas votre produit tout seul : vous pouvez avoir de belles intuitions, mais il faut les valider auprès de vos cibles ! Votre opinion n’est pas une vérité : cherchez à réduire au maximum le décalage entre la perception que vous avez de votre produit et la réalité du marché.

D’autres questions pour aller plus loin :

Quoi ?

  • Quels sont vos produits ? Quels services principaux allez-vous rendre ?
  • Pour répondre à quels besoins ?
  • Comment votre offre se différencie-t-elle de la concurrence ? Quel est le « petit plus » que vous pouvez apporter ?
  • Quels services complémentaires pouvez-vous proposer ? Quel « bonus » pour récompenser vos clients fidèles ou en attirer de nouveaux ?

Qui ?

  • Quels sont vos clients potentiels ?
  • Comment les avez-vous identifiés ? Pourquoi retenir cette cible-là plutôt qu’une autre ?
  • Où se trouvent vos clients ?

Comment ?

  • Quels sont vos moyens : de fabrication, de commercialisation, de communication… ?
  • Comment distribuez-vous votre produit ? Où ?
  • Quelles sont les contraintes de votre produit ?
  • Quelles sont les contraintes de votre marché (prix des matériaux ou des prestataires ; concurrences, demande saisonnière, etc.) ?
  • Quelles sont les contraintes légales ?

Étape #6 — Réaliser un budget finger in the noze

Votre budget prévisionnel est un outil de planification. Il évoluera avec votre projet d’entreprise.

Voici le minimum à faire pour une comptabilité claire. Cette phase vous demandera de faire preuve de réalisme : envisagez  d’abord toutes les dépenses que vous pourrez être amenés à faire… et que vous aurez déjà identifiées grâce à l’état des lieux !

Vous devez raisonner en termes de recettes et de dépenses. Voici leur définition :

Les recettes : ce que vous avez acquis, vos ressources personnelles ou les financements dont vous profitez. On parle aussi de produits.

Les dépenses : tout ce que vous allez acquérir en échange de vos ressources. Local, meubles, frais de personnel… Tout ce qui permettra à la boîte de tourner dès son premier jour. On peut aussi parler de charges.

Les principes de base derrière tout budget

  • Équilibrez les recettes et les dépenses (chaque total doit être le même),
  • Un budget doit toujours être daté,
  • Une dépense est toujours justifiée : pas de chiffres bidons ou de fantaisies,
  • Les estimations « à la louche » sont dangereuses : si vous avez un doute, allez faire un devis auprès d’un prestataire ou partez relever des prix dans les magasins.
  • Prévoyez une marge d’imprévus de 10 % pour vos dépenses (mieux vaut économiser un sou qu’en perdre cent),
  • Détaillez toutes vos ressources disponibles dans les recettes : autofinancement, apport personnel, partenariats…

Les chiffres évoqués sont issus de l’imagination de son auteur. Ils ne représentent d’aucune manière la réalité de l’impitoyable et délicieuse industrie de la pizza.

Réaliser votre premier budget prévisionnel vous donnera une vision globale de votre projet d’entreprise. Mais aussi une première idée sur sa viabilité ! Normalement, vous devez déjà commencer à voir plus loin et réfléchir au modèle économique à adopter… Mais patience, on y arrive.

Comment calculer son chiffre d’affaires prévisionnel ?

Le chiffre d’affaires est le principal indicateur de la performance de votre entreprise. Il s’agit du total de vos ventes sur une période donnée. Voici son équation :

CA = quantités vendus X prix de vente unitaire (hors taxes)

Pour réaliser une estimation réaliste, deux solutions :

  • Consultez le chiffre d’affaires réalisé par vos futurs concurrents. Vous pouvez accéder aux bilans financiers de façon gratuite sur le site societe.com,
  • Faites le calcul vous-mêmes. Dans la zone géographique visée, multipliez d’abord votre nombre d’acheteurs potentiels par la consommation annuelle du service ou du produit proposé. Vous obtenez ainsi la demande totale liée à votre activité. Enfin, multiplier cette dernière par le prix unitaire de votre produit ou service.

Exemple 

Une pizzeria s’installe dans un village de 800 habitants. 500 d’entre eux sont des acheteurs potentiels. Après un sondage, l’entrepreneur détermine que chaque client consommerait en moyenne 30 pizzas à l’année. Enfin, le prix moyen de la pizza est fixé à 9 €.

500 x 30 = 15 000 (la demande totale de pizzas)

15 000 x 9 = 135 000 € = le chiffre d’affaire théorique !

Étape #7 — Planifiez vos tâches avec une To-Do List

C’est la base de votre projet d’entreprise : les grandes choses vont pouvoir commencer. Cette tâche est délicate, puisqu’elle pose les fondations de votre future start-up.

Dressez la liste des tâches à réaliser. Il vous reste encore beaucoup à faire, et se projeter trop loin peut vite donner le vertige et faire perdre pied. Raisonnez plutôt en termes d’objectifs quotidiens ou hebdomadaires pour avancer piano ma sano.

Prenez une feuille blanche et listez toutes les tâches possibles et imaginables. Puis, pour chaque tâche, demandez-vous :

  1. Pourquoi elle est nécessaire,
  2. Ce dont vous avez besoin pour la réaliser,
  3. Les conséquences qu’elle aura après réalisation.

Avec cette logique, les tâches suivantes s’enchaîneront naturellement ! Ensuite, il faudra leur donner un sens logique. Pour vous aider, il existe de nombreux outils en ligne très pratiques pour les porteurs de projet.

Trello

Vous pouvez accéder à Trello depuis votre ordinateur ou votre smartphone. Et chaque modification sera synchronisée d’un appareil à l’autre.

Après votre inscription, vous avez accès à plusieurs tableaux personnalisables. La méthode la plus efficace est de créer trois colonnes :

  • To Do/À faire
  • In Progress/En cours
  • Done/Terminé

Vous pouvez également organiser les tâches par date : les tâches du jour, de la semaine, du mois…

Enfin, la création de bandeaux de couleurs, ou « labels », vous permettront de classer les tâches en fonction de leur importance ou leur urgence. Le vert peut représenter une tâche peu pressante et le rouge une priorité absolue.

L’outil s’utilise de manière instinctive et offre beaucoup de libertés. À vous de créer votre master plan !

Habitica

Pour les entrepreneurs qui souhaiteraient mettre un peu de piment et de jeu dans leur quotidienHabitica est une solution drôle et pratique.

Ce site se présente comme un jeu vidéo pour améliorer vos habitudes. Toutes vos tâches sont transformées en petits monstres à affronter. Vous gagnez donc de l’expérience, des niveaux et de l’équipement à chaque victoire. À terme, vous pourrez même choisir une classe et devenir un mage entrepreneur, un archer en portage ou un chevalier freelance.

Mais si vous dérapez dans la vraie vie et ne tenez plus votre planning, votre personnage régresse. À l’inverse, plus vous réalisez vos tâches, plus vous gagnez de l’or et des récompenses pour améliorer votre avatar.

Enfin, vous pouvez former des groupes avec vos amis ou défier des personnes ayant les mêmes tâches à réaliser que vous. Plutôt sympa quand on a envie de laisser le sérieux de côté.

Pour plus d’informations sur le fonctionnement d’Habitica, cliquez-ici.

Étape #8 — Planifiez vos tâches avec une To-Do List

C’est la base de votre projet d’entreprise : les grandes choses vont pouvoir commencer. Cette tâche est délicate, puisqu’elle pose les fondations de votre future start-up.

Dressez la liste des tâches à réaliser. Il vous reste encore beaucoup à faire, et se projeter trop loin peut vite donner le vertige et faire perdre pied. Raisonnez plutôt en termes d’objectifs quotidiens ou hebdomadaires pour avancer piano ma sano.

Prenez une feuille blanche et listez toutes les tâches possibles et imaginables. Puis, pour chaque tâche, demandez-vous :

  1. Pourquoi elle est nécessaire,
  2. Ce dont vous avez besoin pour la réaliser,
  3. Les conséquences qu’elle aura après réalisation.

Avec cette logique, les tâches suivantes s’enchaîneront naturellement ! Ensuite, il faudra leur donner un sens logique. Pour vous aider, il existe de nombreux outils en ligne très pratiques pour les porteurs de projet.

Trello

Vous pouvez accéder à Trello depuis votre ordinateur ou votre smartphone. Et chaque modification sera synchronisée d’un appareil à l’autre.

Après votre inscription, vous avez accès à plusieurs tableaux personnalisables. La méthode la plus efficace est de créer trois colonnes :

  • To Do/À faire
  • In Progress/En cours
  • Done/Terminé

Vous pouvez également organiser les tâches par date : les tâches du jour, de la semaine, du mois…

Enfin, la création de bandeaux de couleurs, ou « labels », vous permettront de classer les tâches en fonction de leur importance ou leur urgence. Le vert peut représenter une tâche peu pressante et le rouge une priorité absolue.

L’outil s’utilise de manière instinctive et offre beaucoup de libertés. À vous de créer votre master plan !

Habitica

Pour les entrepreneurs qui souhaiteraient mettre un peu de piment et de jeu dans leur quotidienHabitica est une solution drôle et pratique.

Ce site se présente comme un jeu vidéo pour améliorer vos habitudes. Toutes vos tâches sont transformées en petits monstres à affronter. Vous gagnez donc de l’expérience, des niveaux et de l’équipement à chaque victoire. À terme, vous pourrez même choisir une classe et devenir un mage entrepreneur, un archer en portage ou un chevalier freelance.

Mais si vous dérapez dans la vraie vie et ne tenez plus votre planning, votre personnage régresse. À l’inverse, plus vous réalisez vos tâches, plus vous gagnez de l’or et des récompenses pour améliorer votre avatar.

Enfin, vous pouvez former des groupes avec vos amis ou défier des personnes ayant les mêmes tâches à réaliser que vous. Plutôt sympa quand on a envie de laisser le sérieux de côté.

Pour plus d’informations sur le fonctionnement d’Habitica, cliquez-ici.

Étape #9 — Scénarisez votre succès… et votre échec

C’est l’heure de la partie créative ! Il est important de se projeter et de s’imaginer dans le costume du chef d’entreprise. Penser donc aux différents scénarios qui peuvent toucher votre nouveau business est un excellent moyen de se préparer aux crises.

Voyez cela comme un grand jeu de rôle. Laissez simplement votre esprit divaguer et visualiser l’avenir possible. Imaginez : votre activité a démarré depuis un an et vous faites le point.

Créez trois scénarios : l’utopiste, le pessimiste et le raisonnable.

Le bonheur est dans la boîte

Le monde rêvé : votre entreprise a triplé son chiffre d’affaires en deux mois. Les clients font la queue pour vous voir et votre produit est bien parti pour gagner un prix d’innovation.

Ce scénario est intéressant en ce qu’il montre ce que vous privilégiez le plus dans vos critères de réussite. Autrement dit, c’est un bon indicateur de priorités. Mais votre monde idéal peut aussi vous servir de leçon : si vous ne rêvez qu’à la renommée auprès de vos clients avant de penser à la qualité et l’amélioration de votre produit, vous irez aux devants de quelques désillusions !

Au final, laissez-vous aller. Rêver, ça n’a jamais fait de mal à personne.

La fin des haricots

C’est la catastrophe. Vous avez conclu un deal avec une boîte chinoise pour l’exclusivité d’un produit soi-disant révolutionnaire. Vous avez dépensé toutes vos recettes des six derniers mois sur un pari…

Mais vous vous êtes fait rouler, les produits sont de mauvaise qualité et n’intéressent personne. Résultat : vous vous retrouvez à stocker 30 000 de ces arnaques dans votre entrepôt.

Vous apprenez d’ailleurs que le toit fuit et que la moitié de votre stock est abîmée. Vos prestataires vous ont lâché. Votre vie privée part à vau-lau. Votre père est malade et votre conjoint demande le divorce.

Amusez-vous à créer le scénario le plus apocalyptique possible et ne vous épargnez rien. Vous identifierez très vite vos points de résistance et vos inquiétudes.

Au milieu de ce désastre, la tentation la plus grande serait d’abandonner. En effet, pourquoi continuer à rafistoler la coque alors le bateau coule ? Pour quelles raisons s’accrocher et continuer l’aventure ? Même sans apocalypse imminente, ces questions, vous vous les poserez.

Tous les entrepreneurs galèrent. Les crises sont même une composante essentielle de votre quotidien : elles vous permettent de rebondir et de toujours mieux adapter votre offre. Des erreurs vous en ferez, et c’est une bonne chose. Alors projetez-vous et imaginez le pire pour vous préparer au meilleur.

Tout en nuances

Sûrement le scénario que vous allez trouver le plus barbant. Et c’est pourtant le plus intéressant de tous. Après avoir imaginé le meilleur et vous être préparé au pire, reposez les pieds sur terre et demandez-vous : que se passerait-il dans le monde réel ?

Et la réalité n’est pas faite de blanc immaculé ou d’un noir profond, c’est un monde tout en nuances. Soyez honnête et critique envers vous-mêmes et votre projet d’entreprise : à quoi ressemblerait votre activité après un an d’existence ?

Quels problèmes vous attendez-vous à rencontrer ? Vos premiers succès ? Qu’en retirez-vous ? Après l’utopie et le désastre, se projeter dans le monde réel devient un exercice presque rassurant !

Le monde réel est un terrain d’apprentissages. Alors testez continuellement de nouvelles choses pour vous adapter aux nouvelles situations. La réussite d’un entrepreneur repose en grande partie dans sa capacité à se remettre en question.

Étape #10 — La note d’intention : l’acte de naissance de votre projet d’entreprise

Le rôle de votre projet est de convaincre, c’est un outil de communication qui vous servira :

  • Au recrutement des personnes-clés,
  • À s’adresser aux banquiers ou aux organismes de financement,
  • À montrer votre sérieux à vos potentiels partenaires.

Votre projet d’entreprise doit inspirer la confiance et le professionnalisme. Mais aussi susciter l’enthousiasme et l’envie de vous suivre.

La note d’intention est le produit final et concret de toute votre réflexion. À l’origine, il était utilisé pour présenter son scénario ou son idée de film aux maisons de production. Le format s’est imposé aux entreprises comme le modèle idéal pour communiquer autour de son projet ! Il peut faire deux, dix ou vingt pages. Sa forme est très libre et dépend de l’implication de l’entrepreneur dans son projet.

Voici les éléments indispensables à retrouver dans ce mini-dossier :

  • Présentez-vous et votre équipe,
  • Parlez de votre projet et de son origine,
  • Évoquez vos expériences passées, sans détailler tout votre CV. Dites en quoi elles vous ont rendu légitime,
  • Exposez votre différence car tout marché est concurrentiel… Faites ressortir votre valeur ajoutée : que faites-vous ? Pourquoi le faites-vous mieux qu’un autre ?
  • Montrez votre connaissance du marché et de vos cibles,
  • Détaillez les moyens que vous devez mobiliser,
  • Chiffrez votre projet pour montrer votre sérieux et votre sens des réalités.

Montrez que vous êtes là pour résoudre un problème. Utilisez toutes les informations que vous avez récoltées jusque-là (voir Réaliser l’état des lieux) et révélez au monde le fruit de vos réflexions.

Ne partez pas dans des explications techniques, mais restez simple. Ce que vous offrez doit être clair et limpide, mais aussi intelligible par tout le monde : particuliers, prestataires, banquiers, ingénieurs…

Il n’existe pas de plans-types pour une note d’intention, alors faites-vous plaisir et montrez que vous avez bien travaillé !

Vous éprouvez des difficultés au moment de mettre en forme votre projet d’entreprise ? N’hésitez pas à nous en faire part en commentaires !

Pour aller plus loin : confronter son projet au monde réel

Vous avez maintenant un projet de qualité, qu’il faut tester et confronter à la réalité du marché. Pourquoi cette phase de test ? Neuf entrepreneurs sur dix échouent. Après tout ce travail, ce n’est pas bien rassurant, mais ne vous y trompez pas… Les causes de l’échec entrepreneurial sont toujours les mêmes :

  • Le marché n’a pas besoin de ce que vous proposez,
  • Vous tombez à court de ressources financières,
  • Votre business model a trop de failles,
  • Vous n’êtes pas assez proche de vos clients,

Etc.

Vous n’avez pas encore trouvé vos dix mots ? Il n’y a aucune information sur votre marché ? Vous êtes complètement perdu ? Partagez vos galères en commentaire et on voit ça ensemble. Même si elles n’en ont pas l’air, vos idées ont beaucoup de valeur. Elles méritent qu’on y passe le temps !

Sayonara entrepreneurs de tous horizons !

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11 réflexions sur “Transformez vos idées de rêveur en projets d’entrepreneur”

  1. Ping : Opportunité d'affaires ou projet entrepreneurial?Transformer votre idée

  2. J’ai une idée innovante d’un produit mais ne sait pas par quoi commencer!
    À qui dois je m’adresser pour savoir par quoi commencer ou ce que je dois faire? Les pas a suivre, etc
    Merci

  3. J’ai une idée innovante d’un produit mais ne sait pas par quoi commencer!
    À qui dois je m’adresser pour savoir par quoi commencer ou ce que je dois faire? Les pas a suivre, etc
    Merci

  4. J’ai l’ idée d’un produit mais ne sait pas par quoi commencer!!
    À qui dois je m’adresser pour savoir déjà si mon idée est bonne si elle peut intéresser ?
    Il va falloir construire cet objet ..
    à qui puis je demander ?
    Merci

  5. super article , vous avez une formation pour ceux qui veulent ouvrir un commerce ? j ai un projet d’ouvrire un salon de coiffure je suis coiffeur bien entendu avec cap . bp et expérience j’ai 27 ans je travaille actuellement a londrès mais je suis de paris . merci encore . sid

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